Hausse des divorces, ma théorie




Comme on le connaît toutes, le dicton du mariage, c'est "Pour le meilleur et pour le pire". Mais qu'est-ce que l'on considère comme étant le pire ? A quel moment "ce pire" ne nous donne plus la force de patienter dans une relation de mariage ?


Je pense que c'est là toute la complexité du mariage.


En réalité, le mariage (concubinage, pacs), c'est beaucoup plus de concessions et d'ajustements que de l'amour et de l'eau fraîche. Oui, bien sûr qu'on aime son conjoint, mais le quotidien n'est pas toujours tout rose. Et cela est normal.


Par exemple, tu as peut-être grandi avec des frères, soeurs, cousins, cousines, et vous vous disputiez par moment ? Saches que c'est ou ce sera la même chose avec ton conjoint.


Certains débats, comportements, agissements, paroles ou autres te mettront hors de toi. Et c'est dans ces cas-là, qu'il faudrait savoir "patienter" et "prendre sur soi". Facile à dire mais pas facile à faire. Je suis la première à le dire.


Selon moi, mes observations et ma déduction sur les situations actuelles se passant autour de moi et dans notre génération de manière générale, 3 points font baisser la balance du côté des divorces :



1. LE MANQUE DE PATIENCE

2. L'INDEPENDANCE FINANCIERE

3. L'EGALITE DES DROITS SUR TOUT



LE MANQUE DE PATIENCE


Nous sommes une génération tumultueuse, pleine d'ardeur et de fougue. Selon nous, nous ne devons plus accepter d'endurer certaines choses qui se faisaient dans le passé sous le seul prétexte du "mariage".


Sous l'ardeur de notre génération, la patience s'amoindrit. Nous voulons tout et tout de suite. "Trop" se tracasser ou se fatiguer, ne nous plaît pas et nous n'y trouvons aucune valeur. Bien sûr, ce n'est pas le cas de tout le monde.

Créer un projet, un business ou monter sa carrière professionnelle auprès de grandes entreprises, sont des rêves que beaucoup ont, mais combien seraient prêtes à sacrifier temps et argent ?


Cela est de même pour le mariage. Lorsque tout va bien, nous sommes toutes présentes mais lorsque tout va mal, c'est là que se pose le challenge du "Pour le meilleur et pour le pire" : combien de temps sommes-nous prêtes à "sacrifier" pour accorder nos violons avec notre partenaire afin d'arriver à un chemin d'entente, d'amour et d'eau fraîche ?


Ce que j'ai appris, en étant entrer dans ce nouveau monde qu'est le mariage, c'est qu'il n'y a pas mieux que la patience pour résoudre les problèmes, pour apprendre à se connaître, pour laisser le temps à notre partenaire pour faire des efforts (et vice versa). La patience est amour et paix. Sans elle, une relation même amicale, ne peut avancer.


Dans le cadre du mariage, il s'agit d'unir à vie deux êtres (qui au prime abord, aux premières rencontres semblent similaires) et qui au final se distinguent chacune par leur personnalité et caractère. Il s'agit de s'entendre, de s'accorder et de s'aimer malgré les divergences de pensée, caractère, personnalité ou visions. Et cela n'est forcément possible qu'avec de la patience.


Alors, faisons de la patience, le premier pas vers la réussite du mariage !


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L'INDEPENDANCE FINANCIERE


Connais-tu cet adage "Une femme qui sait ce qu'elle apporte sur la table n'a pas peur de manger seule" ? Toute la définition d'indépendance financière est là, dans cette citation.


En effet, de nos jours par rapport aux générations précédentes, l'une des évolutions majeures a été l'indépendance féminine. Les femmes sont plus enclin à travailler d'elles-mêmes, elles rapportent sur la table autant que l'homme et ont leurs mots à dire. Ce qui est une très bonne chose et cela force même le respect chez les hommes.


Autrefois, les femmes ne travaillant pas, dépendantes de leurs maris, ne pouvaient être totalement libres. Financièrement, elles n'avaient pas les capacités de s'entretenir seules. Et c'est cela qui a mené énormément de femmes à rester dans un mariage qui ne leur convenaient pas, à ne pas avoir cette liberté d'expression suffisante pour se sentir respectées et aimées à leur juste valeur. Les enfants, étant leur seule reconnaissance.


Il est très important pour toutes femmes de trouver son indépendance. Et cela commence d'abord par les finances. L'on se doit de pouvoir s'entretenir seules afin d'éviter plus tard d'être comme emprisonnées dans une bulle dont on aura peur de sortir (dans le cas négatif).


Cependant, il ne faut pas tout confondre. Certaines (voir beaucoup) de femmes ont décidé ou décident de ne plus travailler pendant un certain laps de temps pour s'engager dans l'éducation et le bonheur de leurs enfants, ce qui est très valorisant et est une capacité à applaudir. Tant que le mari respecte la femme, son choix et son devoir sans entraver sa liberté ni piétiner ses valeurs, tout va pour le mieux.


Ce que j'ai appris avec ma propre indépendance financière, c'est qu'il est bon selon moi, qu'une femme alimente son esprit, ses passions, ses activités par autre chose que le domaine conjugal et parental. Rien que pour son bien-être mental et social.

De plus, la société malheureusement apporte plus de "reconnaissance" aux femmes qui travaillent. (Alors que les femmes au foyer méritent tout autant cette reconnaissance).

Et mine de rien, cela montre aussi au mari que l'on n'est pas toute acquise, que l'on est vive et pleine de rebondissements.


Alors, femmes, aimes-toi et prend cette liberté que la vie d'aujourd'hui t'offre. Tu n'en seras que plus puissante !



L'EGALITE DES DROITS SUR TOUT


Il fut un temps où, la femme n'était pas respectée à sa juste valeur, sa voix ne portait pas et l'on ne la considérait que comme une femme qui "enfante" et qui "gère la maison".


Dieu merci, ce temps est révolu (et encore, ce n'est pas partout).

Avec l'avancée des temps modernes, la femme s'est vue s'octroyer les mêmes droits que l'homme (droits pour lesquels elles se sont battues ardemment). Tout ceci, on l'applaudit et on ne cessera de remercier ses grandes femmes de l'histoire. Aujourd'hui, la femme est tout aussi puissante que l'homme et cela n'est pas sans preuve (Angela Merkel, Rosa Parks, Jeanne d'Arc, Ndete Yalla dernière reine du Wallo au Sénégal... et j'en passe).


Cependant, en passant sur l'effet "négatif", si je puis dire, que cette démarche d'égalité, a engendré sur la mariage, on se rend vite compte que ces conséquences peuvent et touchent beaucoup de couple de nos jours.


L'égalité (nécessaire et même à caractère obligatoire) que devaient avoir les femmes se propage dangereusement dans les foyers. Aujourd'hui, il y a des couples qui en viennent à se disputer le tour de rôle de vaisselle ou de cuisine. Sans critiquer bien sûr simple constatation. Ou, qui se disputent sur "qui doit nettoyer la voiture" ou encore "qui doit faire le linge aujourd'hui".


Trop d'égalité, tue l'égalité. C'est comme tout, l'excès peut devenir nocif.

Je ne dis pas "chacun sa place", car cela fait tout de même un pansement au coeur de l'entendre, mais il y a des choses qui sont tout bonnement naturelles depuis la nuit des temps que cela soit pour l'homme ou pour la femme.


Je dirai plutôt que la mariage est une entraide quotidienne. Si Madame a cuisiné en rentrant du travail, lessivée et exténuée, le mari doit à côté naturellement s'occuper du bain des enfants. Si, dans le couple c'est plutôt l'homme qui est bon cuisiner, alors la femme s'occupe des autres tâches.


Le mal de nos jours, c'est que les tâches entre l'homme et la femme sont trop redistribuées, comme on distribuerait des bonbons entre chacun enfant. L'homme est féminisé et la femme, masculinisée. A trop, tout mélanger, on en finit par ne plus reconnaître la place de chacun dans le couple ainsi qu'auprès des enfants.


Pourquoi est-ce que les couples de nos parents duraient pendant de très nombreuses années comparé à maintenant ? Pourtant, la femme jouait pleinement son rôle et l'homme aussi (là on pouvait dire que c'était un excès de segmentarité aussi). Mais cela fonctionnait, car chacun connaissait et avait définit un rôle.


Le "plus" de notre génération, c'est qu'il y a plus d'entraide dans les couples et que la femme est, il faut se le dire, un peu moins "épuisée" qu'il fut un temps. Il faut utiliser ce positif dans nos couples sans tomber dans le 50/50 à tout prix, sauf si cela est ton mode de fonctionnement et que cela fonctionne depuis des années.



Ces trois points soulevés plus hauts ne s'appliquent pas forcément à tous les divorces de nos jours. Chaque couple a son histoire et ses problèmes. Mais c'est plutôt un œil lointain et global posé sur les situations actuelles et qui se faisaient plus rare dans les générations précédentes. La force du mariage a toujours résidé et résidera toujours dans la patience et dans l'amour de l'un pour l'autre, tout ce qui gravite autour n'est que concession et détail.


Je te souhaite un heureux mariage :)


Et toi, que penses-tu de cet article ? N'hésites pas à partager et à donner ton avis.


A très vite !


Ndeye As