7 faits qui peuvent t'affliger les premiers jours à la maternité




Ca y est, tu as réussi à passer l'étape ultime de l'accouchement ! Félicitations !

Tu t'en es sortie saine et sauve, avec des blessures (physiques, psychologiques, mentales) ou non et tu te demandes encore quelle force t'as permise d'accomplir cet exploit de la vie.


Maintenant que bébé est physiquement et visuellement un terrien, ton corps va se mettre à t'envoyer des signaux pour :

  • Te permettre de te connecter avec bébé

  • Se remettre de son état


Etant primipare, il y a certaines choses que j'aurai aimé connaître sur mes premières journées à la maternité :


  1. La fatigue

  2. La douleur de la déchirure ou de l'épisiotomie

  3. La montée de lait

  4. Les tétées

  5. L'allaitement

  6. La deuxième nuit de bébé

  7. La transpiration excessive



1. LA FATIGUE


Des courbatures, des vomissements, des vertiges et une hypotension m'ont attendu de pied ferme quelques heures après avoir "expulsé" mon bébé. Après mon accouchement, j'ai senti une pesanteur énorme sur tous mes membres. Mon corps avait tout donné dans la bataille. Etrange, car sur le coup, on ne se rend pas compte de l'effort que cela demande. Mais une fois que la tempête est passée, le corps nous le fait bien savoir.

Il faut donc que tu profites de ta première nuit (celle où bébé est calme comme une image) pour te reposer car les nuits suivantes ne seront pas de tout repos. En effet, bébé se remet aussi de l'accouchement la première nuit.



2. LA DOULEUR DE LA DECHIRURE OU DE L'EPISIOTOMIE


Pour celles qui sont passées par là, nous savons à quel point les premiers jours sont assez compliqués. Sans t'effrayer, ce fut très douloureux pour ma part, surtout après l'amenuisement progressif de l'anesthésie. On se remet juste d'une fatigue intense, que des douleurs localisées sur toute notre partie intime nous afflige. Se déplacer, s'assoir, s'allonger, s'occuper de bébé, se doucher et parfois uriner et déféquer peut être difficile les premiers jours. Ce qui était mon cas. Moi qui suit contre la médication, je fus contrainte de me "doper" aux Efferalgan et Ibuprofène pendant 3 semaines.



3. LA MONTEE DE LAIT


Suite au colostrum (première substance qui est transmise par le sein à bébé), le corps émet un signal aux glandes mammaires afin de fabriquer le lait maternel en quantité pour nourrir bébé. Et cette montée de lait est généralement douloureuse chez la plupart des femmes.

Pour ma part, de temps en temps je ressentais ce durcissement des seins dû à l'abondance du lait. Au fil des jours, lorsque mon lait devenait plus abondant, des "boules" se créaient en surface et en profondeur, et c'était ceci qui me causa des petites douleurs aigües. Mais une fois que le lait est éjecté du sein, la douleur disparaît. Il faut surtout masser pendant la tétée de bébé.



4. LES TETEES


Bébé doit prendre l'habitude de ton sein, c'est-à-dire, trouver la bonne position de sa bouche sur le mamelon et aspirer le lait de manière adéquate (chose innée). Mais là encore, fléau de douleur. Bébé a dû mal car c'est nouveau pour lui ainsi que pour toi (la sensation que ça tire au niveau du mamelon). Il tire sans arrêt (avec la langue) et la mauvaise position de ses lèvres sur le sein crée des crevasses (une forte irritation du mamelon).


Une astuce qui m'a beaucoup aidé lors de l'apparition de crevasses : le beurre de karité, à appliquer avant chaque tétée, cela a été miraculeux. Et cela n'est d'aucun danger pour bébé, je l'ai fait maintes et maintes fois et c'était un conseil d'une bonne amie, travaillant dans le service maternité.

Et là, je dis courage ! Les débuts sont difficiles, le temps que l'adaptation se fasse et cela peut prendre un certain temps dépendant des femmes et des bébés, mais une fois le rythme installé, ce sera un réel temps de partage entre toi et bébé.



5. L'ALLAITEMENT


Je tire mon chapeau aux femmes allaitantes, bravo à vous, vous êtes surhumaines ! Moi même ayant commencé par un allaitement exclusif, j'ai été contrainte d'introduire du lait artificiel "Galia 1ier Âge" à ses 2 semaines, dû à une baisse du poids de mon bébé. Je ne supportais pas de le voir pleurer de faim le temps que mon lait devienne plus consistant.


De plus, dû aux douleurs et à la fatigue de l'accouchement, je me nourrissais peu voire pas du tout de la journée, j'étais en sous alimentation pendant 3 mois. J'avais beau me forcer, je n'y arrivais pas. Donc je ne pouvais avoir assez de lait pour le nourrir. Fort heureusement, cela ne provenait que de la fatigue et du post-accouchement tout simplement.


C'est un très bel effort et un très beau geste au quotidien que de nourrir son bébé au sein, mais ce n'est pas toutes les femmes qui le peuvent. Et ce n'est pas grave.

Cela demande une force (mentale et physique) incroyable car bébé sollicite ENORMEMENT la maman et les temps de répits sont inexistants au début, et ce même la nuit.


Mon fils est au lait Galia, cela lui convient parfaitement pour l'instant. Quand je peux, ou lorsque je sens que le besoin se faire ressentir, je lui donne le sein car j'ai tout de même du lait et cela reste bénéfique pour son système immunitaire. C'est aussi un moment câlin que j'aime beaucoup (j'avoue que j'ai fini par adorer ça).




6. LA DEUXIEME NUIT DE BEBE


Je ne m'attendais pas à ce qui allait arriver la deuxième nuit. On ne m'avait pas prévenu. Sachant que la première nuit de bébé fut tellement calme, je me disais que j'avais de la chance, il est si gentil. HAHA. On est naïve sur les débuts.


Elle était assez terrifiante. Oui à ce point. Peut-être ne l'est-elle pas pour toutes les femmes, j'en suis consciente, mais je ne pense pas avoir été la seule dans ce cas là.

Il y avait d'abord la faim qui accablait mon petit bébé, certes. Mais c'est un fléau de pleurs et cris à répétition qui s'enchaînèrent cette nuit là. Il ne dormait POINT. Il avait mal ? Froid ? Chaud ? Peur ? C'est en fait la nuit où bébé réalise qu'il est "hors" de maman, qu'il est dans un nouveau monde. Il évacue le stress, la peur, le nouveau. Il emmagasine tellement d'informations en une journée (des nouveaux visages, bruits, sons, odeurs…), qu'il se décharge en pleurant.



7. LA TRANSPIRATION EXCESSIVE


Dû à ma montée de lait et aux hormones, chaque nuit, je me réveillais en sueur. Je semblais tout juste sortir d'une bonne baignade. J'étais trempée. Une alternance de chaud et de froid m'envahissait. C'est assez dérangeant sachant qu'en pleine nuit, on est réveillée par bébé, donc pas très confortable d'allaiter ou de donner le lait à bébé avec ses vêtements immergés de sueur. Cette transition a duré 3 mois pour ma part. Encore une fois, cela dépend des femmes.



Pour ma part, ces 7 points sont les plus essentiels à retenir et ceux auxquels je n'avais ni connaissance ni même jamais eu écho auparavant. J'espère que cela t'aidera à te préparer psychologiquement et surtout partages avec toutes les primipares autour de toi :)


Et toi, quels sont les souvenirs "perturbants" mais naturels que tu as vécu à la maternité ?